AVC, CRISE CARDIAQUE: Et si la pollution durcissait nos artères?
L’exposition à long terme à la pollution de l'air nous expose aussi aux crises cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux (AVC) en accélérant l'athérosclérose, ou le «durcissement des artères», selon cette nouvelle étude de l'Université du Michigan (UM). Ces conclusions publiées le 25 avril dans la revue PLoS Medicine, confirment et expliquent l’impact de la pollution sur le risque cardiaque.
L'analyse révèle que des concentrations plus élevées de pollution atmosphérique aux particules fines (PM2.5) sont associées à un épaississement rapide des deux couches intérieures de la carotide qui fournit le sang à la tête, au cou et au cerveau.
Les particules fines (PM2.5) ont déjà été associées aux maladies cardiovasculaires* mais ici les chercheurs, Sara Adar, professeur assistant d'épidémiologie et Joel Kaufman, professeur de sciences et de médecine à l'UM ont examiné leur association avec l'augmentation de l'épaisseur interne de la paroi interne de l'artère carotide, un indicateur de l'athérosclérose. Leur analyse part des données portant sur 6.814 participants à l'étude multi-ethnique sur l'athérosclérose (MESA). 5.660 (83%) de ces participants ont subi 2 examens échographiques et la concentration en PM2.5 a été estimée grâce à un modèle spatio-temporel.
Pollution élevée et risque accru de 2% d'AVC : L'analyse conclut, après ajustement avec les autres facteurs de confusion, tels que le tabagisme, à une augmentation moyenne de l'épaisseur de la carotide de 14 micromètres par an, associée à une augmentation moyenne des concentrations de PM2.5 de 2,5 g/m3 par an. Les participants exposés à des niveaux élevés de pollution aux particules fines présentent un épaississement significativement plus rapide (Voir schéma ci-contre). Ces données suggèrent que les personnes vivant dans les zones les plus polluées ont un risque accru de 2% d'AVC par rapport aux personnes résidant dans la zone la moins polluée de la même région. En revanche, les auteurs constatent que la réduction de la pollution atmosphérique aux particules fines est associée à une progression plus lente de l'épaisseur de l'artère.
Des résultats qui contribuent à expliquer l'impact de l'exposition à la pollution et donc de l'urbanisation sur l'augmentation des crises cardiaques et accidents vasculaires cérébraux.
Source: PLoS Medicine April, 2013 doi:10.1371/journal.pmed.1001430.s001 Fine Particulate Air Pollution and the Progression of Carotid Intima-Medial Thickness: A Prospective Cohort Study from the Multi-Ethnic Study of Atherosclerosis and Air Pollution
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