CONTRACEPTION: Les pilules de 3è génération déremboursées pour risque de TEV

Un risque important de thromboses veineuses, c’est la conclusion au 19 septembre 2012 de la Commission de transparence de la Haute autorité de santé (HAS) qui juge, de plus, le service médical rendu (SMR) des pilules contraceptives dites de 3e génération désormais insuffisant et met fin, de ce fait, à leur remboursement, à compter du 30 septembre 2013.
Le débat sur l'association entre pilule contraceptive orale combinée et risque de TEV dure depuis plusieurs décennies. On sait depuis longtemps que des niveaux élevés d'œstrogènes systémiques sont associés à un risque accru de thromboembolie veineuse. Mais la TEV reste un événement rare. En 2011, la US Food and Drug Administration (FDA) avait alerté sur le risque de caillots sanguins chez les femmes prenant ces contraceptifs, en particulier chez les utilisatrices âgées de plus de 35 ans, même en cas d'utilisation récente. 2 grandes études menées par la FDA et par l'agence européenne (EMA) montrent un risque de maladie thromboembolique chez les utilisatrices pilules à base de drospirenone (également dites de 3è génération) mais proche des autres contraceptifs oraux.
La Commission de la HAS rend donc ce jour un avis défavorable jugeant le rapport bénéfice-risque de ces pilules contraceptives de 3e génération, contenant les progestatifs désogestrel, gestodène ou norgestimate, insuffisant. Le risque de complications thrombo-veineuses ou phlebites, quoique faible (3 à 4/10.000), est jugé deux fois plus élevé que chez les femmes sous pilules de 2e génération, un constat qui rejoint les conclusions de la dernière évaluation des pilules de 3ème génération, menée par la FDA.
Les pilules de 3è génération, déremboursées en septembre 2013 : La Ministre de la Santé, Marisol Touraine, a donc pris la décision de mettre fin au remboursement de ces pilules, tout en laissant une période d'adaptation aux femmes utilisatrices, jusqu'en septembre 2013. En France, la première pilule contraceptive dite de 3è génération avait été admise au remboursement, en septembre 2009, à 65%, par l'Assurance Maladie dans l'objectif de faciliter l'accès à la contraception et en particulier à ces contraceptifs qui représentent environ 50% du volume des contraceptifs oraux.
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