DÉFUNTS du SIDA: Pourquoi interdire les soins de conservation?
C’est un projet d’arrêté prévoyant le maintien de l’interdiction de réaliser des soins de conservation sur les personnes atteintes, au moment du décès, de la maladie de Creutzfeld-Jakob, de tout état septique grave, d’hépatites virales B et C, et d’infection à VIH qui a retenu l’attention du Conseil National du Sida qui met en avant la nécessité de suivre, quelles que soient les raisons du décès, les précautions universelles pour éviter toute contamination éventuelle, quel que soit l’agent pathogène mais aussi le respect du secret médical.
Le CNS s'inquiète donc du maintien possible de l'interdiction des soins de conservation pour les personnes décédées infectées par le VIH. Car, selon le CNS, plusieurs textes réglementant les opérations funéraires devraient être publiés dans les prochaines semaines, dont un prône cette interdiction.
Les thanatopracteurs devraient respecter les règles d'hygiène quelle que soit l'origine du décès ? De son côté, le Haut Conseil de la santé publique estime que cette interdiction est nécessaire car les règles d'hygiène ne sont pas toujours respectées par les thanatopracteurs. Le Conseil national du sida (CNS) considère, au contraire, qu'aucun argument scientifique ne peut justifier une interdiction fondée sur le statut sérologique avéré ou supposé de la personne défunte, dès lors que des précautions universelles sont suivies. Les précautions universelles devraient être généralisées. Pour le CNS, cette interdiction offre une sécurité illusoire aux personnels des opérations funéraires fortement exposés en raison de leur activité.
L'ensemble des principales associations de lutte contre le VIH/sida qui ont saisi, à l'automne, le ministre en charge de la santé, dans une lettre ouverte, s'opposent aujourd'hui à cette interdiction, qui accentue fortement la charge émotionnelle des proches et des familles des personnes concernées et représente un risque indéniable de contournement du secret médical.
Le Conseil national du sida a donc demandé au ministre en charge de la santé de reporter la révision de l'arrêté relatif aux listes d'infections transmissibles interdisant certaines opérations funéraires et a sollicité une réunion conjointe du Haut Conseil de la santé publique et du Conseil national du sida.
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