LEUCÉMIE myéloïde : Un nouvel inhibiteur de l'autophagie pour un traitement plus efficace

La découverte de ces chercheurs cancérologues de l’Université de Glasgow marque une avancée dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique (LMC) : il s’agit d’un « inhibiteur de l'autophagie » qui, utilisé en combinaison avec les thérapies anticancéreuses actuelles, va conduire à de meilleures options de traitement. L'étude, publiée dans Science Translational Medicine, permet de répondre à un véritable besoin thérapeutique, le traitement actuel par inhibiteurs de la tyrosine kinase empêchant la progression de la maladie, mais permettant rarement d’aboutir à une guérison.
L'autophagie est un processus cellulaire fréquemment induit dans les cellules cancéreuses en tant que mécanisme de survie contre les traitements anticancéreux tels que la chimiothérapie, la radiothérapie et les médicaments ciblés. L'inhibition de ce processus, en conjonction avec un traitement standard, a déjà été proposée comme thérapie combinée possible contre certains cancers. Cependant, les inhibiteurs de l'autophagie actuellement approuvés manquent de puissance et n’ont démontré qu’une efficacité limitée dans les essais cliniques.
Actuellement, la LMC est traitée par inhibiteurs de la tyrosine kinase (ITK), des médicaments qui s’ils ont transformé la gestion clinique de la maladie, seuls la guérissent rarement. De plus, la plupart des patients doivent continuer à prendre des ITK pour le reste de leur vie, avec les effets secondaires et le risque de développer une résistance aux médicaments.
Contrer la tentative d'échappement du cancer
Les scientifiques de l'Université de Glasgow en collaboration avec LifeArc, un institut britannique de recherche médicale en sciences de la vie ont développé un nouvel inhibiteur de l'autophagie, MRT403, qui, lorsqu’utilisé en combinaison avec les thérapies actuelles de la LMC, réduit la croissance des cellules cancéreuses. La démonstration préclinique de ce nouvel inhibiteur, chez la souris, révèle toute son efficacité contre les cellules leucémiques.
Des applications possibles à d’autres types de cancers : les scientifiques espèrent en effet que l’inhibiteur pourra également être efficace dans le traitement d'autres types de cancer, tels que les cancers du pancréas, colorectaux et du poumon. L’auteur principal, le Dr Vignir Helgason, de l'Université de Glasgow commente cette étude ainsi :
« Nous étudions le processus d'autophagie dans les cellules leucémiques depuis plusieurs années. Nous sommes très enthousiastes sur ces premières données et il existe également des preuves que cette approche puisse être applicable à d'autres types de cancer qui utilisent l'autophagie comme mécanisme d'échappement ».
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