OBÉSITÉ et comorbidités: Et si tout se passait dans la tête ?
Ces chercheurs du laboratoire Biologie fonctionnelle adaptative (BFA) du CNRS, qui travaillent sur l’influence des nutriments sur le comportement alimentaire (Voir figure ci-contre), viennent d’identifier, sur la souris, le rôle d'un groupe de neurones dans l'hypothalamus, les AGRP, sur la répartition des nutriments, auprès du pancréas, du foie et des muscles. Ces résultats publiés dans l’édition du 18 septembre de l’EMBO Journal vont dans le sens de précédentes études, qui suggèrent également le rôle de mécanismes hypothalamiques dans le développement de l’obésité et de ses comorbidités.
Les chercheurs rappellent qu'un apport alimentaire excessif ne peut pas à lui-seul expliquer le lien entre l'obésité et les maladies associées. « Ce n'est pas uniquement la quantité de ce que l'on mange qui est à prendre en compte mais la façon dont l'organisme est capable de gérer cet apport, en particulier le choix entre utilisation ou stockage des lipides et des sucres ».
Les neurones AGRP participent à la coordination de la répartition des nutriments : Lorsque les chercheurs privent des souris de neurones AGRP, ces souris deviennent obèses mais, lorsque nourries avec un régime riche en graisse, les animaux améliorent leur métabolisme au glucose. Les auteurs expliquent que la perte des neurones AGRP change la consigne au niveau central qui définit l'équilibre entre l'utilisation des sucres ou des lipides et rend alors l'animal mieux adapté à un régime gras. Ces résultats suggèrent que ces neurones AGRP participent à la coordination de la répartition des nutriments et représentent un lien mécanique entre l'obésité et ses comorbidités. Car un déséquilibre dans la capacité du cerveau à coordonner ces organes pourrait expliquer l'apparition simultanée de dysfonctionnements métaboliques, comme en cas de syndrome métabolique ou autres pathologies associées à l'obésité.
La précédente étude citée, montrait qu'une prolifération de nouveaux neurones dans l'hypothalamus, pourrait être responsable d'un stockage des graisses et suggérait qu'inhiber cette neurogenèse pouvait être également, une nouvelle voie de traitement de l'obésité.
Devenez membre PREMIUM
Accèdez sans limite aux 15 000 actualités du site
et recevez gratuitement chaque semaine,
la Newsletter Santé log avec les actus Santé à ne pas manquer !
Je suis déjà membre PREMIUM
Autres actualités sur le même thème
OMEGA 3: Faut-il manger du poisson pour vivre 2 années de plus?
Actualité publiée il y a 12 années 6 joursToujours ces acides gras omega-3 qui se trouvent dans les poissons gras et fruits de mer et un bénéfice suggéré par cette étude de la Harvard Medical School...DÉCLIN COGNITIF: L'exercice mental pour l'exécution, l'exercice physique pour la mémoire
Actualité publiée il y a 8 années 8 moisSEXUALITÉ et PARENTALITÉ: A chaque sexe, son expression génique
Actualité publiée il y a 13 années 2 moisLes hommes et les femmes ont des comportements différents quand il s'agit de sexualité ou de parentalité. Cette étude montre que ces différences de...OBÉSITÉ: Quand la graisse fait sa loi dans le cerveau
Actualité publiée il y a 9 années 6 mois