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PALUDISME: Comment O protège contre la maladie

Actualité publiée il y a 10 années 1 semaine 4 jours
Nature Medicine

On sait que le groupe sanguin O protège du décès lié au paludisme. Cette étude d’une équipe du Karolinska Institutet, publiée dans la revue Nature Medicine décrypte les mécanismes de protection du groupe O et va jusqu’à suggérer que la pression sélective imposée par le paludisme pourrait contribuer à la distribution globale des groupes sanguins ABO dans la population humaine.

Chaque année 200 millions de personnes par an sont touchées par le paludisme, 600.000 personnes en meurent, et majoritairement de jeunes enfants. On rappellera que la maladie, principalement endémique en Afrique sub-saharienne, est causée par différents types de parasites de la famille des « Plasmodium », comme Plasmodium falciparum. Dans les cas les plus sévères, les globules rouges infectés bloquent le flux sanguin, entraînant un manque d'oxygène et des dommages aux tissus, ce qui peut déclencher le coma, causer des lésions cérébrales et finalement entraîner le décès.


On sait que les personnes du groupe O sont protégées contre les formes sévères du paludisme, tandis que les personnes d'autres groupes, comme A, sont à risque de décès. Ces scientifiques de l'Institut Karolinska décrivent le rôle clé joué par une protéine, RIFIN, secrétée par le parasite Plasmodium falciparum qui va faire son chemin à la surface de la cellule sanguine pour faire office de colle et contribuer à bloquer ainsi le flux sanguin. Il se trouve que si RIFIN est capable d'adhérer fortement aux cellules sanguines A, c'est bien moins le cas avec O.

O, un avantage évolutif ? Curieusement –ou pas-, il se trouve également que dans certaines zones très endémiques, O est fortement représenté. C'est par exemple le cas au Nigéria, où plus de la moitié la population appartient au groupe sanguin O, qui protège contre le paludisme. Un avantage évolutif, selon l'équipe qui suggère ainsi que la distribution géographique de la maladie peut contribuer à expliquer celle des groupes sanguins.

Source: Nature Medicine 9 March 2015 doi:10.1038/nm.3812 RIFINs are adhesins implicated in severe Plasmodium falciparum malaria

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