PERTE de POIDS: Les antécédents de régimes yo-yo ne doivent pas décourager
La perte de poids durable est possible, même pour des personnes qui ont déjà fait l’expérience de régimes dits « yo-yo » avec pertes puis reprises multiples de poids. L’étude, menée par le Fred Hutchinson Cancer Research Center et l'Université de Washington montre en effet que même plusieurs échecs ne doivent pas décourager. Des conclusions publiées dans l’édition du 14 août de la revue Metabolism qui incitent aussi à respecter les principes de base, alimentation équilibrée et pratique de l’exercice physique, et à se faire accompagner dans une démarche de perte de poids par un professionnel de santé.
L'étude a été menée auprès de femmes ménopausées, en surpoids ou obèses, ayant des antécédents de régimes yo-yo et a regardé si finalement, ces femmes étaient dans une situation désavantageuse par rapport à celles qui n'avaient pas fait l'expérience de pertes et de reprises de poids successives. Le régime dit « yo-yo » était défini comme un cycle durant lequel il y a eu perte de 10 kilos puis reprise du même poids ou plus. Les chercheurs ont ainsi recruté, entre 2005 et 2009, 439 femmes ménopausées, âgées de 50 à 75 ans, en surpoids ou obèses (IMC> 25kg/m2). Les chercheurs ont réparti au hasard ces patientes sur différents programmes d'1 an, un régime alimentaire avec apport calorique réduit, la pratique de l'exercice physique, régime alimentaire + exercice et absence d'intervention (groupe témoin). Durant l'étude, les chercheurs ont mesuré Les chercheurs ont mesuré les changements dans la composition du corps tels que le poids, la pression artérielle, la glycémie, le taux d'insuline, la protéine C réactive (marqueur de l'inflammation)…
24% des femmes répondaient aux critères de cycles « yo-yo » modérés, 18% aux critères d'antécédents « yo-yo » sévères. Mais, à l'issue de l'année de suivi, les auteurs constatent que les femmes à antécédents de régimes yo-yo ne sont pas dans une situation désavantageuse pour la perte de poids. En effet, l'évolution des différents critères, quel que soit le programme d'affectation, ne diffère pas significativement chez ces femmes à antécédents yo-yo vs pas d'antécédent. En outre, l'adhésion aux différents programmes ne diffère pas non plus, suggérant que de tels antécédents ne font pas obstacle à de nouvelles tentatives et ne nuisent pas aux résultats escomptés.
L'étude ne suggère pas que les régimes yo-yo sont efficaces pour la perte de poids mais que de précédentes tentatives infructueuses ne doivent pas décourager les femmes en surpoids ou atteintes d'obésité (et dans cette étude ménopausées). L'auteur principal de l'étude, le Dr Anne McTiernan conclut d'ailleurs : « Des échecs de perte de poids ne doivent pas dissuader de futures tentatives ou minimiser l'importance d'une alimentation saine et d'activité physique régulière pour un contrôle réussi de son poids ».
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