SANTÉ ANIMALE et 80è session de l'OIE: La France prend le taureau par les cornes

Alors que le secteur de la santé animale a un rôle prioritaire à jouer pour renforcer la capacité des producteurs à respecter les normes de sécurité sanitaire des aliments et que se tient, du 20 au 25 mai la 80e Session générale de l'Assemblée mondiale des Délégués de l'OIE (World Organisation for Animal Health) à la Maison de la Chimie à Paris, notre nouveau Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, s’est emparé d’un des thèmes prioritaires de l’ordre du jour, plus que légitime avec l’émergence du virus de Schmallenberg, l'adoption de normes internationales de sécurité sanitaire du commerce mondial des animaux et de leurs produits.
Le contexte est propice car le virus de Schmallenberg ou SBV, a aujourd'hui touché près de 4.000 élevages en Europe, la France étant justement le pays le plus touché, avant l'Allemagne, où le virus avait été, pour la première fois identifié en novembre 2011, le virus Schmallenberg. A la suite de l'émergence du virus, alors que le virus avait envahi plusieurs pays hors Europe, touchant bovins et petits ruminants, la Commission européenne n'avait pas caché son inquiétude concernant les mesures restrictives prises par des pays tiers (Russie, Ukraine, Egypte, Canada…).
L'adoption de normes internationales pour le commerce mondial des animaux et de leurs produits pourraient éviter de telles mesures. De la même manière, la lutte contre les maladies animales et les zoonoses et l'amélioration de la qualité des Services vétérinaires devrait pouvoir avancer à l'occasion de cette nouvelle session de l'OIE. Là encore, le virus de Schmallenberg représente une expérience précieuse sur le plan de la surveillance, à la fois sur le plan épidémiologique où l'on a vu l'Efsa, l'Agence européenne de sécurité alimentaire, appeler rapidement à la centralisation des données de l'ensemble des pays européens, simuler des scenarii d'épidémie, l'Institut Allemand développer et transmettre à ses voisins européens un test par méthode PCR, puis la mise au point d'un test sérologique pour le diagnostic du SBV.
Le dossier des normes sur la sécurité du commerce international des animaux et de leurs produits était déjà en cours d'analyse par l'OIE, en relation avec l'OMC et les organisations concernées du secteur privé, tout comme la coopération avec le Codex Alimentarius, qui représente le cœur du programme OMS/FAO sur les normes alimentaires. Le projet de normes internationales, qui doivent rester faciles à mettre en œuvre fait depuis plusieurs années, partie des priorités, à la fois pour protéger la santé des consommateurs et assurer le commerce équitable des denrées alimentaires.
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