SIV-HIV: Un vaccin pour le singe montre la voie d'un vaccin humain anti-VIH
Ce candidat-vaccin pour le singe, permettant de réduire de 80% le risque d’infection au virus de l'immunodéficience simienne (SIV) pourrait bien aider les chercheurs à avancer sur un vaccin humain, contre le VIH. Ces résultats, publiés dans l’édition du 4 janvier de la revue Nature, confirment l’importance, pour l’efficacité d’un vaccin contre le VIH de pouvoir « accrocher » les anticorps sur la protéine de surface du virus. L’étude co-financée par le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID), rattaché aux National Institutes of Health (NIH) va donner lieu à de nouveaux essais d’un candidat vaccin, adapté à l’Homme.
Cette recherche sur le vaccin anti-SIV chez des singes (Macaca mulatta) a permis aux scientifiques de se concentrer sur les ingrédients essentiels d'un vaccin protecteur contre le VIH aussi et d'avancer sur le développement de candidats vaccins contre le VIH. Et si les vaccins anti-SIV ont démontré une efficacité, leurs mécanismes et leurs effets protecteurs se sont révélés difficiles à reporter sur le VIH. Ici, les scientifiques rapportent que plusieurs vaccins contre le virus de l'immunodéficience simienne (SIV) ont démontré une protection partielle contre l'infection par une souche virulente et suggèrent que ces nouveaux résultats, combinés à l'essai Thai de 2009, vont permettre de progresser sur le vaccin anti-VIH. « Parce que le VIH ne cause pas la maladie chez les singes, le SIV est le meilleur modèle pour l'évaluation des vaccins avant qu'ils ne soient testés chez les humains », explique l'auteur principal, Dan Barouch, virologue au Beth Israel Deaconess Medical Center (Boston).
Réduction du risque de 80% : Un vaccin expérimental a permis de réduire pour les singes, le risque d'infection au SIV de 80 à 83%, en comparaison d'un vaccin placebo. De plus, chez ces singes vaccinés et protégés de l'infection, le vaccin expérimental réduit considérablement la quantité de virus dans le sang par rapport.
L'importance des protéine de surface du virus (Env): Le meilleur prédicteur de la protection du SIV chez les singes vaccinés s'avère être la présence d'anticorps sur la protéine de surface du virus. En effet, les animaux qui ont produit des niveaux élevés d'anticorps qui s'attachent aux protéines qui entourent le virus ont été les plus imperméables à l'infection. Alors que le virus de l'immunodéficience simienne (SIV) est de loin apparenté au virus qui cause le sida chez les humains, ce constat permet de confirmer pourquoi à ce jour, les candidats vaccins humains (cf essai RV144) n'ont qu'une efficacité limitée.
Cette nouvelle recherche fournit également des preuves solides que le mécanisme du système immunitaire pour prévenir l'infection est significativement différent du mécanisme de contrôle de la réplication virale. Ces résultats vont donner lieu à l'évaluation d'une version adaptée pour l'Homme.
Sources: Nature (Visuels) doi:10.1038/nature.2012.9738 “Monkey vaccine hints at how to stop HIV”, NIAID RV144 « HIV Vaccine Regimen Demonstrates Modest Preventive Effect in Thailand Clinical Study” (Vignette HIV CDC)
Lire aussi: VACCIN anti-VIH: Des anticorps neutralisants identifiés dans la réponse immunitaire -
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