VACCIN COVID : A minima efficace contre le COVID LONG

Avec l’émergence et la circulation des derniers variants, l’incidence croissante des « infections de percée » ou « breakthrough » infections intervenant après la vaccination et fréquemment le rappel, il devient de plus en plus évident que les vaccins COVID ont une durée d’efficacité limitée, à quelques mois même, précisent les dernières analyses. Cependant, cette nouvelle étude menée à l’Université Bar-Ilan (Israël) et publiée dans la revue npj Vaccines, met en lumière un avantage non négligeable de la vaccination : 2 doses ou plus réduisent considérablement le risque d'effets à long terme ou de COVID-long.
Ainsi, 8 des 10 symptômes les plus fréquemment signalés dans les formes longues de la maladie, sont, après 2 doses au de vaccin COVID-19 (ici vaccin ARNm BioNTech, Pfizer) signalés entre 50 et 80 % moins souvent, que chez les personnes moins vaccinées.
2 doses de vaccin COVID au moins réduisent considérablement le risque de COVID long
L’étude a analysé les données de près de 3.500 participants, sur leurs antécédents d’infection, leur statut vaccinal et leurs éventuels symptômes liés au COVID-19.
- plus de la moitié des participants n'ont signalé aucune infection antérieure par le SRAS-CoV-2,
- 951 ont déclaré une infection dont 67 % avaient reçu au moins 2 doses de vaccin ;
- parmi les personnes n'ayant signalé aucune infection antérieure, 0,9 % avaient reçu 1 dose, 48,8 % 2 doses, 30,4 % 3 doses et 19,9 % n'étaient pas vaccinées ;
- Les chercheurs ont comparé les participants vaccinés et non vaccinés en termes de symptômes post-aigus autodéclarés. Après ajustement pour les facteurs de confusion possibles, dont l’âge et le délai écoulé entre l'infection et l’étude, l’analyse conclut que :
- la vaccination avec 2 doses ou plus du vaccin Pfizer est associée à un risque réduit de symptômes post-COVID durables, parmi les plus courants ;
- les symptômes les plus courants dont la fatigue, les maux de tête, la faiblesse et les douleurs musculaires persistantes sont réduits respectivement de 62 %, 50 %, 62 % et 66 % ;
- le symptôme d’essoufflement est réduit de 80 %.
L’étude nous informe pour la première fois sur cette dimension de protection de la vaccination contre les COVID long. Ainsi, la vaccination, si elle « n’empêche » pas l’infection, réduit le risque de formes sévères mais aussi de formes longues de la maladie.
« Parce que la prévalence du COVID long semble augmenter au fil du temps, il était important de vérifier si les vaccins pouvaient contribuer à atténuer ses effets à long terme, parfois handicapants pour l’autonomie et le fonctionnement au quotidien ».
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