AFRAVIH: Les acteurs francophones alertent sur le déficit de financement
L'AFRAVIH ou Alliance FRancophone des Acteurs de santé contre le VIH, présidée par le Pr Christine Katlama, Hôpital Pitié Salpêtrière, alerte sur le déficit du financement de l’accès universel aux traitements, lié à la crise actuelle. Cette 6ème conférence francophone AFRAVIH qui se déroule actuellement à Genève est l’occasion pour les acteurs francophones engagés dans la lutte contre le sida d’interpeller la communauté internationale et de trouver des solutions innovantes face à une possible diminution des fonds. Un déficit de 10 milliards par an : Selon l'ONUSIDA, entre 2001 et 2010, le total des financements, contre le VIH/sida est passé de 1,8 à 16 milliards de dollars US. En dépit des engagements à « intensifier » cet effort, réitérés le 10 juin dernier lors de l'Assemblée Générale des Nations-Unies, on assiste depuis 2009 à une stabilisation des financements liée à une baisse des financements des pays du Nord, avec le risque de retarder l'objectif d'accès universel à la prévention et au traitement du VIH.
« Lors de la 2ème Conférence de refinancement du Fonds, en octobre 2010, les engagements ont été de 11,6 milliards de dollars pour 2011-2013, alors qu'il aurait fallu au moins 20 milliards pour pouvoir poursuivre la tendance de progression vers l'accès universel » indique Jean-Paul Moatti, professeur d'Economie de la santé, Université Aix-Marseille et Agence nationale de recherches sur le Sida et les hépatites virales (ANRS). En septembre, le Conseil d'Administration du Fonds mondial a reporté à mars 2012 la date du prochain appel à propositions et annoncé que pour l'instant seuls 800 millions de dollars seront disponibles. Cet argent est à peine suffisant pour continuer les programmes dont les financements arrivent à échéance en 2013 et il ne permettra aucune extension du passage à l'échelle des actions du Fonds. Une part des financements promis pour 2011 n'ont toujours pas été honorés, y compris par certains des donneurs les plus importants comme le premier d'entre eux, le gouvernement américain. « Les conséquences de cette situation commencent à se traduire par des difficultés sur le terrain, notamment dans plusieurs des pays africains les plus touchés qui dépendent à 75% (voire à 90%) de l'aide internationale » explique Jean-Paul Moatti.
Le soutien aux programmes de lutte contre le VIH peut pourtant être facteur de réduction de la mortalité toutes causes confondues : Face à cette menace, il faut préserver les acquis, mais aussi changer de modèle et de façon de penser. Car la lutte contre le sida est un facteur clé de réformes de fond dans l'accès aux soins et à la santé dans les pays du Sud, et un vecteur d'amélioration de la santé globale, souligne Alliance FRancophone des Acteurs de santé contre le VIH.
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