COVID-19 : Des crises cérébrales silencieuses chez de nombreux patients

On sait aujourd’hui que sans envahir directement le cerveau ou les nerfs, le SARS-CoV-2 provoque des complications neurologiques qui peuvent être "dommageables" chez environ 1 patient infecté sur 7. Une analyse de la littérature a documenté les atteintes neurologiques désignée par « NeuroCOVID » associées aux formes sévères de la maladie.
Cette étude de cliniciens du Massachusetts General Hospital (MGH) et du Beth Israel Deaconess Medical Center (BIDMC), examine la prévalence et les facteurs de risque des crises non convulsives, un nouveau symptôme identifié chez les patients hospitalisés pour COVID-19. Ces travaux, publiés dans les Annals of Neurology, suggèrent que ces crises associées au COVID-19, jusque-là peu documentées, sont en fait une complication courante de la maladie.
La maladie COVID-19 est aujourd’hui considérée comme une maladie systémique avec des effets néfastes sur plusieurs organes du corps, y compris le cerveau. L’étude indique que certains patients COVID hospitalisés connaissent des crises non convulsives, qui les exposent à un risque plus élevé de décès.
Les crises sont une complication très courante d'une forme sévère de la maladie
L’équipe a analysé les données de 197 patients hospitalisés pour COVID-19 surveillés en continu par électroencéphalogramme (EEG). Cette surveillance EEG a détecté des crises non convulsives chez 9,6% des patients, dont certains exempts de trouble neurologique. Ces patients sont restés hospitalisés plus longtemps. Enfin, ils encourent un risque de décès multiplié par 4 vs les patients exempts de crises.
Les complications neurologiques sont un contributeur important à la morbidité et à la mortalité
associées au COVID. 19.
Ces crises ne sont pas « évidentes » : contrairement aux crises qui peuvent entraîner une chute du sujet, des tremblements et des convulsions, ces crises chez les patients COVID sont non-convulsives ou silencieuses, explique l'un des auteurs principaux, le Dr M Brandon Westover, chercheur en neurologie au MGH : « les preuves s’accumulent sur les dommages associés à ces crises sur le cerveau ». De premiers rapports de cas de crises avaient été publiés, mais jusqu’à cette étude, il était difficile de savoir si ces crises étaient liées au COVID ou survenaient chez des patients épileptiques.
Ces crises surviennent en cas de forme sévère : l’équipe constate que les crises peuvent effectivement survenir chez les patients atteints de forme sévère COVID-19, y compris chez des patients sans antécédents neurologiques, et qu’elles sont associées à un mauvais pronostic.
Au-delà, ces données appellent à une surveillance de ce symptôme chez les patients hospitalisés.
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