DMLA: Cibler une composante inflammatoire pour prévenir sa progression

Les scientifiques du Trinity College de Dublin ont découvert qu'une partie du système immunitaire appelé l'inflammasome est impliquée dans la régulation du développement de l'une des formes les plus courantes de cécité, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Contrôler ce complexe protéique inflammatoire, appelé IL-18, en cas de DMLA, pourrait prévenir le développement de la maladie. Cette étude, soutenue par l’American Health Assistance Foundation (AHAF) est publiée dans l’édition du 8 avril de la revue Nature Medicine.
La DMLA entraîne la perte de la vision centrale et, dans sa forme avancée, rend impossible la lecture, la télévision, le cinéma, ou le travail sur ordinateur. La principale caractéristique du diagnostic de la DMLA est la présence de dépôts blanchâtres dans la région centrale de la rétine appelée macula. La DMLA sèche est caractérisée par la présence de quantités excessives de ces dépôts et il n'existe actuellement aucun traitement à part des changements de mode de vie pour réduire des facteurs évitables comme le tabagisme. Cependant, un nombre important de cas de forme sèche de DMLA peut progresser vers la forme dite humide dans laquelle les vaisseaux sanguins situés en dessous de la rétine commencent à se développer, conduisant à la cécité centrale. Les scientifiques du Trinity College, les Dr Sarah Doyle et Matthew Campbell ont découvert que ces dépôts accumulés dans la macula conduisent à la production de deux composantes inflammatoires appelés IL-1beta et IL-18 : « Alors qu'en général, l'inflammation de la rétine, voire de l'œil n'est pas bénéfique et est une caractéristique pathologique de nombreuses maladies oculaires, dont la DMLA, nous avons identifié que la composante inflammatoire IL-18 agit comme un anti- facteur angiogénique, pour prévenir la progression de la DMLA humide », explique le Dr Campbell.
Le passage de la DMLA de forme sèche à humide serait donc médiée par cette composante inflammatoire IL-18. Les chercheurs expliquent en effet que leurs résultats suggèrent que le contrôle direct ou l'augmentation des niveaux d'IL-18 dans les rétines des patients atteints de DMLA de forme sèche empêcherait le développement de la forme humide de la maladie.
Source: Nature Medicine (2012) doi:10.1038/nm.2717 Published online 08 April 2012 « NLRP3 has a protective role in age-related macular degeneration through the induction of IL-18 by drusen components” (visuels NIH)
Devenez membre PREMIUM
Accèdez sans limite aux 15 000 actualités du site
et recevez gratuitement chaque semaine,
la Newsletter Santé log avec les actus Santé à ne pas manquer !
Je suis déjà membre PREMIUM
Autres actualités sur le même thème
ARTHRITE : Pourquoi il faut coûte que coûte poursuivre une activité physique
Actualité publiée il y a 5 années 5 moisDÉPISTAGE du Cancer du sein: Mobilisation des médecins et gratuité de l'échographie
Actualité publiée il y a 13 années 2 moisLa Haute Autorité de Santé (HAS) fait, au 3 février, ses propositions, face à la participation insuffisante, des femmes concernées, au dépistage organisé du...INSUFFISANCE CARDIAQUE: Des cellules de peau pour réparer le muscle cardiaque
Actualité publiée il y a 12 années 10 moisCes scientifiques de l’Institut de technologie Technion-Israel et du Centre médical Rambam d’Haïfa, sont parvenus à réaliser une prouesse en thérapie...VACCIN ANTI-GRIPPE: On peut prévoir la réponse vaccinale
Actualité publiée il y a 9 années 3 moisPourquoi après la vaccination, les anticorps anti-grippe durent plus longtemps chez certaines personnes? Si la vaccination contre la grippe saisonnière est...