ÉVOLUTION: On choisit son conjoint comme «sa moitié génétique»
Sur le plan du physique, on va plutôt choisir « une moitié » qui nous ressemble ou qui d’harmonise, comme pour le critère taille par exemple. Cette étude du CNRS qui a exploité les données génétiques de couples, revisite la question du choix du conjoint. En bref, quand on parle de sa moitié, ce serait aussi « sa moitié génétique ». Des conclusions évolutionnistes publiées dans la revue Molecular Ecology.
Les facteurs biologiques et des facteurs socio-culturels sont déjà connus pour intervenir dans le choix du conjoint et des résultats suggèrent que les individus choisissent un conjoint portant des gènes différents des leurs, ce qui permettrait d'améliorer la résistance aux infections de leurs enfants. Ces chercheurs du Muséum national d'Histoire naturelle et du CNRS, à la lumière de nouvelles données génétiques, montrent que certains gènes peuvent influer sur la formation du couple chez les humains.
Des gènes influents sur la formation du couple : Les chercheurs ont analysé les génomes de couples de 3 populations d'origine africaine, européenne-américaine, et mexicaine à partir de la base de données HapMap, pour identifier des tendances significatives de ressemblance ou de dissemblance du génome entre les conjoints. Ils ont en particulier testé, pour chaque gène, si les couples mariés étaient plus ou moins proches génétiquement qu'attendu par hasard, et si cet excès de ressemblance/différence était extrême par rapport au reste du génome. Les chercheurs sont parvenus à identifier des gènes et des fonctions biologiques qui peuvent influer sur la formation du couple chez les humains, dont des gènes impliqués non seulement dans des traits physiques comme la couleur de la peau ou la morphogenèse mais aussi dans l'immunité et le comportement.
Par ailleurs, les différences mises en évidence entre les populations suggèrent aussi que les facteurs biologiques impliqués dans le choix du conjoint sont largement influencés par la culture. Ces chercheurs souhaitent maintenant étudier un plus grand nombre de populations afin de mieux comprendre la diversité génomique humaine et son évolution.
Source: Communiqué CNRS et Molecular Ecology 21(3):587-96 Non-random mate choice in humans : insights from a genome
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