FAST-FOOD: Les Français accros aux burgers?

En l’espace de quelques années, les Français sont progressivement tombés sous l’emprise du fast-food et des hamburgers. Chaque Français consomme ainsi, en moyenne, plus d’1 hamburger par mois et surtout, cette nouvelle habitude alimentaire a connu une augmentation de 17% en 2011 par rapport à l’année précédente. Une évolution qui n’est pas sans risque sur la santé générale de la population.
Selon cette nouvelle étude du Cabinet NPD Group, un institut spécialisé dans les enquêtes sur les modes de consommation, les Français seraient aujourd'hui les seconds plus gros consommateurs de hamburgers en Europe. Avec 14 unités avalées chaque année, ils se placent juste derrière les Britanniques (17 burgers par an) mais devant l'Allemagne et l'Italie.
Ce nouvel appétit pour la restauration rapide fait craindre pour le développement de l'obésité en France. En effet, selon les derniers chiffres publiés, 14,5 % des adultes seraient obèses et plus de 30% des Français adultes sont en situation de surpoids. L'enquête souligne le rapport « intéressant » apport calorique-prix des hamburgers, un avantage qui peut séduire de plus en plus de consommateurs, plus particulièrement dans le contexte de crise actuelle et parmi les plus démunis. Cependant, toutes les catégories sociales sont concernées par cette tendance, les femmes autant que les hommes, les jeunes, les familles, et la consommation de burgers s'étend à tous moments de la journée.
Néanmoins, de plus en plus de Français cuisineraient leurs burgers à la maison, une solution recommandée pour éviter les graisses saturées et limiter les conséquences néfastes sur les taux de cholestérol et le risque possible de maladie cardio-vasculaires.
Une récente étude du Credoc montrait qu'en France, les repas à la maison et en famille restent encore institution, une tradition qui limite le grignotage et fait, en quelque sorte, rempart contre l'obésité. La stabilité de ce modèle alimentaire préservait dans une certaine mesure, la majorité des Français du grignotage et du fast food. Aux Etats-Unis, où le taux d'obésité dépasse 30%, plus de 40% du budget alimentaire est consacré à des repas et fast food pris à l'extérieur.
Enfin, alors que manger plus lentement, est aussi un des bénéfices et des agréments des repas pris à la maison, consommer du fast food réduit le repas à un simple acte technique.
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