GROSSESSE : La choline bénéfique au développement cérébral de l’enfant

La choline pendant la grossesse semble avoir un impact sur l'attention des enfants, relève cette étude de chercheurs de l'Université de Cornell : dans cette étude, publiée dans le Faseb Journal, à l’âge de 7 ans, les enfants de mères ayant consommé « une double dose » de choline pendant leur grossesse, font mieux lors d’une tâche test difficile nécessitant une attention soutenue. Ces conclusions, qui restent à valider, suggèrent l'ajout de choline à un régime vitaminique prénatal standard.
L’étude qui comparé certaines fonctions cognitives chez ces enfants vs des enfants dont les mères avaient consommé la quantité recommandée de choline, suggère que l'apport de choline recommandé aux femmes enceintes ne répond pas totalement aux besoins du cerveau fœtal. Le Dr Barbara Strupp, professeur des sciences de la nutrition et de psychologie à Cornell, co-auteur principal de l'étude insiste : « nos résultats suggèrent des avantages à l'échelle de la population de l'ajout de choline à un régime vitaminique prénatal général ».
Des bénéfices neuroprotecteurs bien démontrés chez l’animal
La choline, un nutriment présent en forte concentration dans les jaunes d'œufs, la viande rouge maigre, le poisson, la volaille, les légumineuses, les noix et les légumes crucifères est absente de la plupart des vitamines prénatales, et plus de 90 % des femmes enceintes en consomment moins que la quantité recommandée. Plusieurs décennies de recherche chez l’animal ont montré que l'ajout de choline au régime maternel apporte des avantages cognitifs à long terme pour la progéniture. Enfin, de nombreuses études ont documenté les bénéfices de la choline contre l’Alzheimer et les démences.
En plus d'améliorer l'attention et la mémoire « des enfants » tout au long de la vie, la supplémentation maternelle en choline -chez l’animal- s'est avérée neuroprotectrice, en particulier contre les stress prénatals, l'exposition fœtale à l'alcool, l'autisme, l'épilepsie, le syndrome de Down et la maladie d'Alzheimer.
Dans cette étude chez l’Homme, toutes les femmes ont consommé un régime comportant une quantité bien précise de choline tout au long du 3è trimestre de la grossesse.
- La moitié des participantes ont consommé 480 mg de choline par jour, « apport standard » légèrement au-delà de l’apport recommandé de 450 mg/jour ;
- l'autre moitié a consommé un apport de 930 mg de choline par jour, « apport double » du niveau recommandé.
Testés à l'âge de 7 ans,
- les enfants des femmes du groupe « apport standard » présentent une baisse de précision au cours d’une tâche d'attention soutenue,
- les enfants du groupe « apport double » maintiennent un niveau élevé de précision tout au long de la tâche ;
- ces résultats sont en ligne avec ceux obtenus chez l’animal.
« Ainsi, la supplémentation maternelle en choline chez l'Homme offre des avantages cognitifs similaires à ceux observés lors d’études précliniques ». Enfin, ces données viennent également confirmer les conclusions d’une précédente étude de la même équipe, qui montrait que la supplémentation maternelle en choline améliore la vitesse de traitement de l'information tout au long de la première année de vie chez les enfants.
En montrant que ces effets bénéfiques durent jusqu'à l'enfance, ces résultats incitent à repenser les recommandations actuelles de supplémentation prénatale.
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