NutriNet SANTÉ: Les jeunes ne sont pas trop légumes

Une consommation moindre de lipides et de graisses saturées, de glucides ajoutés, un apport plus important de fibres, de vitamines et minéraux, un bon poids de forme, voilà ce que « rapporte » une bonne adhésion aux principes du Programme National Nutrition Santé et en particulier à ses grands repères. Malheureusement, l’écoute de ces principes n’est pas identique selon les groupes de population et cela a des conséquences sur les modes d’alimentation. En particulier chez les jeunes.
Lancée sur le web en mai 2009, l'étude nationale NutriNet-Santé qui doit étudier les comportements alimentaires de la population française, travaille actuellement sur la base de 206.000 volontaires inscrits avec, toujours, l'objectif de recruter 500.000 « Nutrinautes ». Dirigée par le Pr. Serge Hercberg, l'étude est coordonnée par l'Unité de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle de l'Inserm.

Les hommes, les jeunes, les ouvriers, les populations à bas revenus, les fumeurs et les personnes vivant dans le Nord et l'Est de la France sont les moins à l'écoute des recommandations du PNNS.
Les femmes, les cadres supérieurs, les personnes à hauts revenus et les personnes vivant plutôt dans les grands centres urbains y sont plus sensibles et vont adapter leur alimentation en fonction des repères, en particulier en réduisant les lipides et acides gras saturés, les sucres ajoutés mais aussi l'ajout de sel.
Des repères clairs avant tout: Les grands repères sont efficaces et sont la partie émergée de l'iceberg :
· 3 fois plus de consommateurs suivent le repère « poisson, 2 fois par semaine » lorsqu'ils le connaissent,
· 20 % plus de consommateurs suivent le repère « au moins 5 fruits et légumes par jour » lorsqu'ils le connaissent.
Mais certains repères restent moins ancrés, comme la recommandation de consommation de céréales complètes ou le niveau de consommation de produits laitiers.
Adhésion aux repères signifie meilleur équilibre nutritionnel, et une contribution plus faible en lipides (36 vs 40 % de l'apport calorique) et en graisses saturées (de 20 % plus faibles), en glucides ajoutés (6,3% vs 9,3 % de l'apport calorique), en sel ajouté et plus forte en fibres : 50 % de plus (23 g/j vs 16 g/j) et en vitamines et minéraux.
Résultat, chez les sujets de corpulence normale, 34% des hommes et 33% des femmes présentent une forte adéquation aux recommandations.
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