SANTÉ de la FEMME : Les changements de vie qui inversent le risque d’AVC

Même à l'âge mûr, un changement global si nécessaire du mode de vie permet aux femmes de réduire le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC), conclut cette équipe de la Harvard T.H. Chan School of Public Health (Boston) qui publie dans Stroke, la revue de l’American Heart Association. Ainsi, il n’est pas trop tard pour les femmes ménopausées d’opérer ce changement complet de mode de vie et d’en tirer les bénéfices cardiovasculaires : ne pas fumer ou s’arrêter, pratiquer régulièrement l'exercice, maintenir un poids santé « suffisent » à réduire de 20% au moins son risque d’AVC.
Ces changements induisent toutes une gamme de bénéfices pour la santé alors pourquoi se concentrer sur l’AVC ? En général, les femmes sont plus susceptibles que les hommes d'avoir un accident vasculaire cérébral, de mourir d'un AVC et d'avoir des séquelles post-AVC, expliquent les chercheurs de Boston. Enfin, si l'âge moyen du premier AVC chez la femme est de 75 ans, « le passage à un mode de vie sain, même dans la cinquantaine, a toujours le potentiel de prévenir les AVC », expliquent les auteurs.
Il n’est pas jamais tard pour réduire son risque d'AVC
Les chercheurs ont analysé les données de 60.000 femmes participant à la Nurses' Health Study, qui se sont inscrites à l'âge moyen de 52 ans et ont été suivies durant 26 ans. Les chercheurs ont évalué l'impact sur le risque d'AVC du sevrage tabagique, de la pratique de l’exercice à raison de 30 minutes ou plus par jour, d'une perte de poids progressive en cas de surpoids et des modifications alimentaires (de type régime méditerranéen). L’analyse montre que :
- 4,7% des femmes sans intervention sur le mode de vie ont subi un AVC, 2,4% un AVC ischémique et 0,7% un AVC hémorragique ;
- l’adhésion aux 3 interventions non alimentaires : arrêt du tabac, exercice quotidien et perte de poids, permet de réduire le risque d’AVC total de 25% et de 36% le risque d'AVC ischémique ;
- les modifications alimentaires conduisant à un régime de type méditerranéen permettent de réduire de 23% le risque total d’AVC ; l'augmentation de la consommation de poisson et de noix et la réduction de la consommation de viande rouge non transformée entraînent des effets positifs sur la réduction du risque d'AVC, néanmoins cette réduction peut être optimisée avec, en plus de telles modifications, la pratique de l'activité physique, l'arrêt du tabagisme et le maintien d’un poids santé.
Il s’agit d’une étude d'observation qui ne démontre pas la relation de causes à effets, mais qui porte cependant sur un très large échantillon de femmes d’âge mûr.
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