ALZHEIMER: Des facteurs génétiques clés de la réponse immunitaire aux vaccins

Un vaccin constitué du peptide amyloïde ß (Aß), dont l’accumulation dans le cerveau est notamment responsable de l’« Alzheimer », est l’une des voies prometteuses contre la maladie. Mais des facteurs génétiques, contrôlant certaines cellules immunitaires, influencent la qualité de la réponse immunitaire à ce vaccin candidat. Les résultats de cette étude, menée par l’Inserm, publiée dans l’édition du 26 septembre du Journal of Immunology pourraient permettre de prévenir les réactions neuro-inflammatoires et favoriser l'utilisation de ce vaccin chez l'homme.
La formation de plaques amyloïdes constituées de l'agrégation de peptides amyloïdes béta (Aß) est considérée comme un facteur déclenchant des lésions dans la maladie d'Alzheimer (MA), et les vaccins ciblant Aß sont des options thérapeutiques prometteuses. Cependant, la survenue de méningo-encéphalites attribuées aux réponses des lymphocytes T chez 6% des patients vaccinés souligne la nécessité d'une meilleure compréhension des réponses des lymphocytes T à Aß.
Le Pr. Pierre Aucouturier (Hôpital Saint-Antoine, Inserm) et son équipe ont réussi à caractériser les paramètres contrôlant l'ampleur cette réponse des lymphocytes T chez la souris. Le Complexe Majeur d'Histocompatibilité (CMH) qui permet la reconnaissance d'un agent infectieux comme étranger « au soi », présente une importante diversité génétique qui pourrait expliquer des réponses différentes. Mais alors que des souris aux CMH différents présentent des réactions immunitaires différentes après vaccination par le peptide Aß, un même CMH d'une lignée de souris exprimé chez une autre ne suffit pas à expliquer la réponse immunitaire. Les chercheurs concluent que des facteurs génétiques, indépendants du CMH influencent de façon dominante la réponse anti-Aß, en mettant en jeu une sous-population de globules blancs, les lymphocytes T régulateurs (Treg).
Ces résultats apportent une nouvelle piste pour orienter les cellules immunitaires de manière favorable et ainsi améliorer la réponse immunitaire au vaccin thérapeutique.
Source: Communiqué Inserm, The Journal of Immunology, September 26, 2011 "MHC-Independent Genetic Factors Control the Magnitude of CD4+ T Cell Responses to Amyloid-ß Peptide in Mice through Regulatory T Cell-Mediated Inhibition" (Visuels NIH)
Lire aussi: ALZHEIMER: Des scientifiques filment la formation des plaques amyloïdes –
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