BILAN RADIOLOGIQUE: Une exposition moyenne en deçà des limites de radioactivité
Des niveaux de radioactivité qui restent, sur l’ensemble du territoire français, en 2010 et au premier semestre 2011, proches ou en-deçà des limites de détection mais un marquage de l’environnement par des radionucléides artificiels à proximité de sources de rejets connues, comme celles de l’industrie nucléaire ou des centres hospitaliers et également hors de ces zones d’influence en raison des retombées passées, ce sont les principales conclusions de ce rapport de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) publié au 20 décembre.
Ce bilan IRSN intègre, pour la première fois, les résultats transmis au Réseau national de mesures de la radioactivité de l'environnement (RNM) par tous les acteurs du réseau. Il permet ainsi de disposer désormais d'une vision la plus globale possible sur l'ensemble des mesures de radioactivité réalisées dans l'environnement par les différents acteurs impliqués. D'où cette identification de radionucléides artificiels avec un marquage qui apparaît plus élevé dans les sols et milieux aquatiques continentaux et marins, à travers l'analyse des sédiments, de la surveillance de la faune et de la flore.
L'accident de la centrale nucléaire de Fukushima aura laissé des traces détectables pendant plusieurs semaines. Ainsi, le rapport rappelle les traces d'iode 131 particulaire détectées sur un prélèvement effectué le 21 mars au sommet du Puy-de-Dôme (activité volumique estimée à 0,04 mBq/m3 et la présence généralisée d'iode 131 particulaire en France les jours qui ot suivi. Les activités volumiques moyennes sur la période de prélèvement ont ainsi atteint un maximum en métropole entre le 27 mars et le 9 avril à des valeurs atteignant parfois 1 à 2 mBq/m3 dans diverses régions de France. Après cette date, l'activité a décru jusqu'à des niveaux inférieurs à 0,01 mBq/m3 début mai.
· une dose annuelle moyenne de l'ordre de 3,7 mSv, une valeur moyenne, qui dépend de l'emplacement géographique et du mode de vie. Cette exposition à la radioactivité naturelle représente en moyenne 65 % de l'exposition totale annuelle.
· L'exposition d'origine artificielle principalement de source médicale atteint une moyenne de 1,3 mSv par an et par personne mais varie, selon les personnes, de moins de 0,1 mSv à beaucoup plus de 1mSv par an.
· L'industrie et les installations nucléaires ne représentent qu'une très faible part de l'exposition aux rayonnements de la population. Ainsi, pour chacun des sites nucléaires l'impact radiologique reste très inférieur à 1 % de la limite pour le public de 1 mSv par an.
· La dose efficace moyenne due aux retombées anciennes de l'accident de Tchernobyl et des tirs atmosphériques est estimée entre 0,01 mSv et 0,03 mSv par an et par personne (source IRSN). Elle s'ajoute à la dose liée aux retombées de l'accident de Fukushima (Voir plus haut).
En deçà des limites… Pour la population, la limite annuelle d'exposition de 1 mSv s'applique à la somme des doses reçues en dehors de la radioactivité naturelle et de la médecine. Car si l'on appliquait cette limite à ces deux causes, on ne pourrait pas subir un scanner et il faudrait renoncer certaines activités ou régions d'habitation. Cette dose maximale admissible de 1 mSv par an, représente en moyenne environ 40 % de l'exposition naturelle, c'est une dose considérée en radioprotection comme faible, voire très faible. En revanche, pour les personnes qui travaillent avec des radiations ionisantes, la limite est de 20 mSv par an.
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