GROSSESSE et POLLUTION: Quel niveau de risque pour l'enfant?

Prématurité, risque de malformations congénitales, retards de développement, sans compter les séquelles respiratoires possibles, le fardeau associé à l’exposition à la pollution durant la grossesse est lourd à porter par le fœtus et par l’enfant. Cette méta-analyse finlandaise a cherché à faire le point sur cette accumulation de preuves, dans la littérature, des effets néfastes de l’exposition à la pollution in utero. Ses conclusions, présentées dans la revue Occupational and Environmental Medicine, tentent de rassurer les futures mamans qui n’ont pas forcément les moyens de se préserver contre cet environnement.
Car les recommandations se font de plus en plus pressantes, d'éviter toute exposition à la pollution, et notamment à ses particules fines, durant la grossesse, avec l'affirmation d'un risque accru de mortinatalité notamment. Les chercheurs de l'Université d'Oulu (Finlande) et de Cape Coast (Ghana) ont donc effectué un examen et une méta-analyse de la littérature qui confirme une légère augmentation du risque de mortinaissance associé à des niveaux de pollution élevés, durant la grossesse. Les chercheurs ont effectué une méta-analyse de l'effet de chacun des six types de polluants sur le risque de mortinatalité. Précisément, les chercheurs ont pris en compte les études portant sur les effets de 6 polluants, dont le dioxyde de soufre, le dioxyde d'azote, le monoxyde de carbone, les particules (PM10), les particules fines (PM 2,5) et l'ozone.
L'exposition à tous ces polluants est bien associée à un risque accru en cas de niveaux plus élevés que la moyenne, mais ce risque s'avère trop faible, en valeur absolue, précisent les auteurs, pour être statistiquement significatif.
Ø Cette conclusion, validée pour chacun des polluants étudiés à chaque étape de la grossesse, confirme une tendance mais appelle à d'autres recherches encore. Les chercheurs concluent néanmoins à « de nouvelles preuves » de l'association entre exposition in utero et taux de mortinaissance. Ils rappellent que les femmes enceintes « doivent être conscientes » du risque, mais se défendent de vouloir être alarmistes…La grossesse est déjà une période d'anxiété pour les femmes, inutile d'en rajouter ...
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