LAB-ON–A-CHIP: L'implant qui surveille votre état de santé

Un implant qui donne l’alarme avant même les premiers symptômes, qui anticipe la prise de médicaments, évalue la réponse au traitement, bref analyse en temps réel la biologie de notre corps : C’est en quelque sorte un mini-lab qui vient d’être mis au point par ces chercheurs de l’Ecole Polytechnique de Lausanne (EPFL) assorti d’un module radio qui transmet les résultats au médecin via le réseau cellulaire. Ce prototype vient d’être présenté à la conférence européenne d’électronique, DATE 13.
Le corps est une véritable usine chimique, rappelle le communiqué de l'EPFL, avec parmi les milliers de molécules qui circulent dans le sang, des indicateurs précieux de notre état de santé. Ce minuscule implant sous-cutané mis au point à l'EPFL est justement capable d'analyser simultanément la concentration de 5 protéines ou acides organiques et transmet en direct les résultats via module radio à l'ordinateur du médecin.
Les chercheurs parlent « d'une petite révolution » qui pourrait permettre aux praticiens de mieux accompagner leurs patients, suivre l'évolution de leur maladie ou la réponse au traitement, comme dans le cas d'une chimiothérapie par exemple. Le prototype, décrit comme « un véritable concentré d'électronique » vient de démontrer sa fiabilité pour la détection de plusieurs substances couramment traquées en médecine. Equipé de 5 capteurs, d'un transmetteur radio ainsi que d'un système d'alimentation, il transmet les données du corps du patient par Bluetooth à l'ordinateur du médecin.
Comment travaille-t-il ? La surface de capteurs st recouverte d'une enzyme qui capture la substance à évaluer. Un obstacle reste à surmonter, la durée de vie des enzymes, les enzymes testées résistant environ un mois et demi, mais il est très simple de retirer ou de remplacer l'implant, vu sa petite taille, précisent les chercheurs.
Présenté comme un pas significatif vers la chimiothérapie personnalisée, le système pourrait également être adapté pour évaluer la tolérance et la réponse à d'autres traitements et contribuer à l'avancée vers une médecine plus personnalisée pour d'autres pathologies. Les chercheurs espèrent mettre leur technologie sur le marché d'ici 4 ans.
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