POLLUTION : Elle favorise aussi la neuro-inflammation

La qualité de l'air influe sur le développement précoce du cerveau, rappelle cette étude de l’Université de Californie – Davis qui révèle un nouveau lien entre la pollution atmosphérique liée à la circulation et un risque accru de troubles neurodéveloppementaux. Une étude préclinique menée sur la souris qui confirme de précédentes recherches et appelle à mettre en œuvre des politiques publiques qui en protégeant contre la pollution, protégeront aussi le cerveau en développement des petits enfants.
La pollution de l'air est depuis « toujours » une préoccupation pour la santé pulmonaire et cardiovasculaire, cependant, ces dernières années de nombreuses études ont suggéré des effets sur la santé cérébrale et des associations entre une exposition et le développement de troubles mentaux (troubles anxieux, TDAH et troubles de l’attention, troubles du comportement chez l’Enfant…) rappelle l’auteur principal, le Dr Pamela Lein, toxicologue à l'UC Davis. L’étude apporte de nouvelles données précliniques basées sur des expositions en temps réel à la pollution de l'air.
Anomalies de croissance et inflammation du cerveau
Les chercheurs adoptent ici une nouvelle approche : ils installent un vivarium près d'un tunnel de circulation en Californie du Nord afin de pouvoir imiter, autant que possible, l'exposition à la pollution, ici avec des rongeurs. L’objectif était de regarder précisément les effets de la pollution sur le cerveau. Les chercheurs ont comparé les cerveaux de petits rats exposés à la pollution atmosphérique liée à la circulation avec le cerveau d’animaux exposés à l'air filtré. En cas d’exposition à la pollution,
- le cerveau en développement suit une croissance anormale et présente une neuro-inflammation : une observation qui confirme que l'exposition à la pollution pendant la fenêtre critique de développement peut augmenter le risque d’anomalies associées à des troubles neurodéveloppementaux.
- ces effets surviennent avec des niveaux d’exposition qui se situent dans les limites « réglementaires » ;
- les effets d’une même exposition prolongée de 14 mois ont donné lieu à une étude actuellement en cours.
Identifier les molécules ou particules responsables de ces effets sur le cerveau sera la prochaine étape. Cependant, les auteurs s’interrogent sur la mise en œuvre pratique de mesures et de politiques de prévention.
« Nous avons besoin d’une réflexion créative et multidisciplinaire regroupant des ingénieurs, des scientifiques de l'atmosphère, des toxicologues, des biologistes, des psychologues, des neurologues… ».
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